LES DÉPOSSÉDÉES
Le spectacle
Une mère et sa fille recluses pour la tranquillité des hommes. Et si la liberté surgissait de la dépossession ? Et se vivait en chansons ?
Edith est trop excentrique pour une femme de la haute société américaine des années vingt. Son mari demande le divorce et son père la déshérite. Elle est alors mise à l’écart dans une somptueuse résidence des Hamptons. Elle y est rejointe par sa fille, malmenée par les hommes car trop belle et trop libre.
Vingt ans plus tard, elles vivent recluses dans un environnement insalubre, entourées de chats et de ratons-laveurs.
À travers le huis-clos d’une mère doucement acariâtre et clouée au lit et de sa fille courant d’un vieux piano à ses pathétiques chorégraphies, se déploient, sur des chansons de Brigitte Fontaine, Anne Sylvestre, Clara Lucciani, Barbara Pravi, Reggiani, et bien d’autres, avec humour et tendresse, l'éternel combat que doit livrer la femme, et ses revendications pour réinventer sa place.
La presse en parle
Distribution
Avis des spectateurs
5/5 · 22 avisAlors voilà, il existe des moments artistiques qui réussissent une prouesse singulière : celle de parler d'un sujet important d'une façon décalée, parfois drôle et souvent touchante.
Sur scène Anne Cadilhac et Marie Charlet (brillamment réunies par un très original Yann De Monterno) incarnent avec une intensité folle une mère et sa fille bannies par leur famille et leur société, dans les années 70 (du siècle dernier !!).
Ce spectacle, librement inspiré de la saga des Kennedy, nous entraine dans un tourbillon musical original.
Si les premières minutes surprennent, je me suis laissée emportée par la folie enthousiaste de l'une et la sagesse presque immobile de l'autre.
Que reste-t-il une fois toute leur fortune envolée, et surtout "volée" ?
Comment continuer sa route quand tout le monde leur tourne le dos ?
Et si l'on fredonnait ?
Lorsque les mots posés sur de la musique évoquent ces tourments, ces joies, des réponses aux questions, des combats toujours à poursuivre...
Ce n'est plus un spectacle sur le féminisme, c'est une véritable ode à la construction d'un avenir différent et qui transforme une soirée tranquille en soirée poétique.
Je ne peux que vous les recommander !
Leurs voix mélodieuses et envoutantes vous transmettront avec une mélancolie touchante des messages précieux destinés aux générations futures.
Si vous pensez comme moi que la force du théâtre est de porter ce courage alors aller absolument les voir ...Elis · 5/5
Dès les premières scènes, la mise en scène séduit par son équilibre entre gravité et légèreté. La fille, en plein divorce, dépouillée de tout mais jamais de son éclat, irradie d’une énergie bouleversante. Sa mère, quant à elle, porte la désillusion d’une succession trahie, mais aussi la sagesse de celles qui ont trop vu pour encore s’effondrer. Ensemble, elles tissent une relation d’une intensité rare, faite d’amour, de pudeur, et d’une complicité qui transcende les générations.
Le chant, présent tout au long du spectacle, n’est jamais simple ornement : il devient cri, prière, exutoire. Ces voix qui s’élèvent, parfois fragiles, parfois puissantes, résonnent comme autant d’hymnes à la dignité bafouée et retrouvée.
L’émotion atteint son comble lorsque, en fin de représentation, l’une des interprètes prend la parole pour confier que l’idée du spectacle est née à l’annonce de la suppression du droit à l’avortement dans certains États américains. Le silence qui suit ce moment d’une sincérité absolue dit tout : la lutte continue, mais l’art reste une arme.
“Les dépossédées” est une œuvre nécessaire, vibrante, profondément humaine. Un hommage à toutes les femmes — mères, filles, amantes, combattantes — et à celles qui refusent de renoncer.Alexandre · 5/5
Une belle histoire de femmes courageuses dans cette Amérique. Leurs voix harmonieuses (jolie surprise que la voix de la pianiste !)
Voilà un beau moment à ne pas rater. Et le charme de Montmartre en prime !Ivan · 5/5
La complicité des interprètes est évidente pour le spectateur, de même que leur belle complémentarité vocale.
Un spectacle à ne pas rater en ce début de saison.Bashô49 · 5/5
Un seul mot : Foncez !!!!Sabine JALLAT · 5/5
Mais l'amour la musique l'humour qui réunit ces 2 femmes leur permettent de tracer leur chemin de liberté.
Ça fait du bien!
Mention spéciale à la superbe mise en scène de Yann de MonternoSéverine Desjardins · 5/5
La mise en scène et le texte de Yann de Monterno créent un écrin magnifique ...
J'ai adoré !Jeanne Martin · 5/5
Anne Cadilhac et Marie Charlet incarnent avec brio une mère et une fille mises au ban de la haute société, (les Kennedy tout de même!), des femmes trop libres trop dérangées trop dérangeantes. Il en émane une force et une joie de vivre qui vous suit bien après le spectacle !
A ne pas rater !!Pierre François · 5/5
J’en ai grandement apprécié la très grande et subtile qualité des chansons choisies et créées , le dynamisme et la sensibilité de l’interprétation pianistique et chantées ainsi que la grande complicité et complémentarité musicales des deux personnages.
Le contenu poétique est subtilement et justement positionné sans excès sur des valeurs et des sentiments féminins intimes bien contemporains.
Bilan : une superbe, étincelante et saisissante soirée de théâtre musical de plus dégustéeBOULON · 5/5