J’arriverai par l’ascenseur de 22H43

Chronique d'un fan de Thiéfaine
Seul en scène

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Les lundis 21h
Les mardis 19h30
Relâche : le 24/12

De Philippe Soltermann
Mise en scène Lorenzo Malaguerra
Avec Philippe Soltermann

Lumières Laurent Schaer & Guillaume Ducommun

Compagnie Les Productions de la Misère

Dès 12 ans

Durée 65 mn

Un monologue mêlant exaltation et humour, éclairant le rapport intime qui relie le comédien aux chansons de son idole, au lyrisme de ses textes, à la richesse des références et des inspirations qui font la particularité de son répertoire. – La Terrasse

Ce spectacle interroge l’irrationnel de l’admirateur. Cet irréductible qu’on est tous un jour dans sa vie. Il questionne aussi le rapport au fan que je n’ai jamais cessé d’être. J’avais douze ans. Dans mon entourage, un plus grand écoutait «L’Ascenseur de 22h43».
Ça a démarré comme ça. (Ça démarre souvent comme ça.) Ensuite, j’ai découvert ses disques et ses concerts à chaque nouvelle tournée. Une révélation. Dense. Puissante. Immédiate. Depuis, j’ai toujours voulu payer mes dettes. Des dettes émotionnelles, passionnelles. Car, oui, il se trouve qu’entre Hubert-Félix Thiéfaine et mon adolescence, il y a une ardoise. Un dû inquantifiable, mais si réel. Ce monologue, proche d’un soliloque, est un solde pour tout compte déguisé en hommage sincère. Une aventure intérieure qui est passée de la reconnaissance de dettes à la reconnaissance. Tout court.
Philippe Soltermann

Philippe Soltermann entend pour la première fois Hubert-Felix Thiéfaine à l’âge de 12 ans. Avec le morceau L’ascenseur de 22h43, il découvre sa musique, ses textes puis viendront les tournées et les concerts. Philippe Soltermann ne vient pas de la musique, il utilise donc son medium, le théâtre, pour parler de son idole. Le monologue qu’il a écrit interroge l’irrationnel de l’admirateur, le rapport au fan qu’il est. Une admiration au-delà du raisonnable pour une personne que la plupart du temps on ne rencontrera jamais.

LA PRESSE EN PARLE...

Sur scène, Philippe Soltermann incarne un hilarant et émouvant fan d’Hubert-Felix Thiéfaine. Comme son personnage, Philippe Soltermann a été électrocuté à l’âge de 12 ans par l’écriture du chanteur «  ca a été mon meilleur prof de français, c’est lui qui m’a donné envie de lire Rimbaud ou Appolinaire » Libération

L'exercice de fanitude de Philippe Soltermann n'est pas des plus faciles. Il doit, à chaque fois, se hisser au niveau de son héros et, à chaque fois, rien n'est gagné d'avance. Mais on le redira ici : les plus beaux spectacles sont ceux qui connaissent des hauts et des bas, qui ne sont pas moulés une fois pour toutes à la louche des effets faciles. Froggy’s delight

Dans une écriture vivement ciselée, Philippe Soltermann livre une autofiction habile, juste. On sent qu’il a dépassé ce fanatisme qui l’a tant porté : sa plume sait se moquer de ses excès. Mais elle sait aussi garder cette ardeur qui joue avec la folie sans y sombrer. Ce soir-là, il a interprété son texte avec l’énergie d’un désespéré, condamné à vivre dans l’ombre d’un inconnu. L’acteur donne tout. Rue du Théâtre

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Dans les yeux de Jeanne